Loi
De Robien - Borloo
Depuis la parution du décret d'application le 16
août 2006, la loi Robien est remplacée par
:
Le dispositif "Robien recentré". Amortissement
limité à 50% du montant de l'investissement,
mais le propriétaire peut louer sans limite de
revenus du locataire;
Le dispositif "Borloo populaire". Fiscalement
plus attractif, avec des loyers se situant 20% en-dessous
de ceux du "Robien recentré" mais l'avantage
de bénéficier d'une déduction forfaitaire
de 30% sur les revenus bruts.
Pour l'amortissement du prix d'acquisition :
Déduction de 50% à 65% du montant de l’investissement
sur 9 ans à 15 ans.
Avantage fiscal : imputation du déficit à
concurrence de 10 700 € annuels, directement sur
le revenu imposable de l’investisseur.
Conditions : location non meublée en respectant
les plafonds de loyers selon la zone (et les plafonds
de ressources en Borloo).
Borloo
populaire
Règles d'amortissement :
-
6% par an pendant 7 ans
- puis 4% par an pendant 2 ans
- et ensuite possibilité de proroger à 2,5%
par an pendant deux périodes successives de 3 ans
Total amortissable : de 50% à 65% selon la durée
choisie
Durée maximum : 15 ans
Robien
recentré
Règles
d'amortissement :
- 6% par an pendant 7 ans
- 4% par an pendant 2 ans
Total
amortissable :50%
Durée
maximum : 9 ans
Les
logements concernés sont :
CES
DISPOSITIFS SONT RÉSERVÉS A L'ACHAT D'UN
LOGEMENT, DANS LE BUT DE LE METTRE EN LOCATION. ILS NE
S’APPLIQUENT DONC PAS A L'ACQUISITION DE LA RÉSIDENCE
PRINCIPALE DE L’INVESTISSEUR. De fait, la "Maison
Borloo" (ou "Maison à 100 000 €")
n'est pas concernée.
Applicables
au neuf – et à l'ancien sous certaines conditions
très strictes pour le Borloo, leur principal attrait
réside dans l'amortissement – déduction
fiscale – d'une partie du montant de l'investissement.
Pour l'investisseur optant pour l'un des ces avantages
fiscaux, deux conditions de location sont à respecter:
conserver le bien en location pendant un minimum de 9
ans
respecter un plafond de loyer (par mois et par m²).
Pour
le Borloo populaire, il convient en outre de respecter
un plafond de ressources (revenus) du locataire.
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Loi
monuments historiques
Les
propriétaires d'immeubles classés monuments
historiques ou inscrits à l'inventaire supplémentaire
des monuments historiques bénéficient d'un
régime fiscal spécifique qui s'avère
particulièrement intéressant dès
lors qu'ils entreprennent des travaux de rénovation.
C'est une façon astucieuse pour l'Etat de participer
à la sauvegarde de notre patrimoine national.
L'avantage
fiscal se traduit par la possibilité d'imputer
les déficits fonciers sur les revenus globaux.
Pour
être considéré comme monument historique,
le bien doit être répertorié en tant
que tel. Deux options sont possibles.
L'immeuble est soit
- classé
monument historique, cette décision de classement
est du ressort et du ministère de la Culture
et de celui l'Environnement
-
inscrit à l'Inventaire Supplémentaire
des Monuments Historiques (ISMH)
L’avantage
fiscal permet une imputation sans limite des déficits
fonciers, dus aux travaux et aux frais d’acquisition,
sur le revenu global.
L’impact fiscal est très fort pendant la
durée des travaux, puis plus faible.
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Loi
Malraux
Les
propriétaires d'un immeuble situé dans un
secteur éligible à la loi Malraux peuvent
imputer leurs déficits fonciers résultant
de leurs dépenses de restauration immobilière
sur le revenu global et ce sans aucun plafond.
Le
bien doit être un logement ancien situé soit
- dans
une zone de protection du patrimoine architectural urbain
et paysager (ZPPAUP) qui, depuis le 1er janvier 1998,
remplace les périmètres de restauration
immobilière (la création de ces ZPPAUP
résulte d'un arrêté préfectoral
publié au recueil des actes administratifs)
- en
secteur sauvegardé. Il existe quatre-vingts secteurs
sauvegardés répartis sur l'ensemble du
territoire.
Sur
le bien en question, l'acquéreur doit entreprendre
des travaux de restauration immobilière qui devront
avoir été déclarés d'utilité
publique.
L'initiative
des opérations de restauration immobilière
doit être prise par une personne seule ou par un
ensemble de propriétaires regroupés au sein
d'une Association foncière urbaine (AFU).
Une
fois le bien réhabilité, le ou les logements
doivent être loués nus à un locataire
pour sa résidence principale pendant une durée
minimale de 6 ans.
A
l'exception des intérêts d'emprunt et des
frais accessoires à l'emprunt, qui restent déductibles
des revenus fonciers dans les conditions normales, toutes
les charges de la propriété de droit commun,
de même que les dépenses de démolition,
les travaux de reconstitution des toitures ou de murs
extérieurs dès lors qu'ils sont consécutifs
à ceux de démolition, ainsi que les travaux
de transformation en logement de tout ou partie d'un immeuble,
en ajoutant aussi les frais d'adhésion à
des AFU, peuvent engendrer un déficit.
Ce dernier est alors imputable en totalité sur
le revenu global de l'investisseur et non plus seulement,
comme dans le cas du régime de droit commun, sur
les revenus fonciers. Mais, contrairement à la
loi Besson le propriétaire n'est plus tenu, depuis
1994, de respecter des plafonds de loyer et de ressources
du locataire.
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